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Les chiffres de la honte27 janvier 2006La ministre se justifie par des chiffres, nous pouvons aussi en donner. Le fameux plan de rattrapage que nous promet la ministre sur tous les tons (c’est son seul et unique argument) n’est qu’un mauvais calcul. Elle aime à répéter qu’elle nous promet 50%. mais le chiffre annoncé est si important qu’elle oublie totalement le reste du paysage audiovisuel français. Elle oppose France Télévision et le privé mais en fait elle parle toujours de trois chaines FR2-FR3-FR5 contre TF1. Pour elle, la télévision c’est revenir à l’ORTF. Dans les chaines de service public, elle ne prend pas en compte ni ARTE (6 films par an), ni TV5 europe, ni RFO, ni LCP (la chaîne parlementaire). On nous dit que l’information est devenue un droit pour les handicapés (article 1 du projet) et la chaîne qui retransmet cette information n’a même pas d’obligation de sous-titrage. Le ministre se déclare satisfaite que TF1 fasse mieux que le quota que le CSA lui demande par convention, mais le CSA ne demande pas grand chose. Enfin le privé ce n’est pas que TF1 ! Pour rappel : il existe plus de 75 chaînes de télévision (sans compter les 6 chaînes de musique) dans le paysage audiovisuel français proposées soit sur le câble, soit par satellite, soit récemment par ADSL et bientôt par la TNT (Télévision Numérique Terrestre) 18 généralistes, 12 pour la jeunesse, 10 de sports, 12 de documentaires, 20 de cinéma et 5 chaînes infos. Arrêtons de parler de ces fameux 50% sur un échantillon de 3 chaînes. La réalité du sous-titrage c’est que 75 chaînes ne proposent RIEN. Si on devait ramener le % à la réalité voici le calcul que l’on aurait : Toujours attendre ? La vérité dans le sous-titrage, c’est que moins de 1% de ce qui est diffusé est sous-titré. Alors nous rappellerons l’article 1 : "Toute personne handicapée a droit à la solidarité de l’ensemble de la collectivité nationale, qui lui garantit, en vertu de cette obligation nationale, l’accès aux droits fondamentaux reconnus à tous les citoyens, notamment [...] à la culture, à l’information et aux technologies de l’information et au plein exercice de sa citoyenneté" Ainsi que l’article sur la télévision "La diffusion, en particulier aux heures de grande écoute, de programmes diversifiés accessibles aux personnes sourdes et malentendantes, dont la proportion minimale est fixée par décret en Conseil d’État, après consultation du Conseil national consultatif des personnes handicapées mentionné à l’article L. 146-1 du code de l’action sociale et des familles." Difficile de comprendre cette opposition entre théorie et pratique.
On se demande bien où est le fameux droit à l’information ... Je pense que le seul résumé de cette situation se comprend dans cette fameuse expression de la langue française : nous sommes dans un dialogue de sourd, mais celui qui reste sourd en l’occurrence, n’est pas celui qu’on croit, c’est bien l’état, sa ministre et sa loi qui restent finalement muets dans leurs écrits. Forum
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