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Des films sous-titrés plus accessibles pour les sourds

Cinéma

Le dispositif, qui couple un lecteur de cédérom à un projecteur, a été inauguré cette semaine à Beauvais
Des films sous-titrés plus accessibles pour les sourds

« Tic-tac du chrono », « vrombissement », « fracas »... Difficile de faire plus sonore que le film Michel Vaillant tourné dans l’univers de la course automobile. Et pourtant, c’est sur cette production des studios de Luc Besson que vient d’être inauguré au Cinespace, le multiplexe de Beauvais, un tout nouveau procédé de sous-titrage destiné aux sourds et aux malentendants. Une première en France pour cette technique qui couple un lecteur de cédérom à un projecteur, le tout synchronisé automatiquement à la bobine du film.

« Au cinéma, je ne vois que des films étrangers en version originale, explique, en langage des signes, Véronique. Jamais je ne peux discuter avec un « entendant » de comédies françaises récentes. »

Condamnés à la VO dans les salles obscures, les sourds doivent attendre plusieurs mois les sorties en DVD, voire plusieurs années les passages à la télévision, où le système télétexte leur restitue dialogues et détails sonores des films. Et encore, nuance Nathalie Gantillois, une des traductrices de Michel Vaillant, « seuls 15% des programmes télévisés sont sous-titrés ».

Pour le cinéma, il n’existe pas d’obligation légale. Jusqu’à présent, seuls quelques films français ont été sous-titrés à titre expérimental, les bonnes volontés étant freinées par le coût des copies sous-titrées (plus de 1 000 euros l’unité). « Avec ce nouveau système, le cédérom de traduction est livré en même temps que les bobines et il suffit d’appuyer sur un bouton pour lancer le sous-titrage », explique Boris Vissoneau, de la société américaine DTS, créatrice du dispositif. Un investissement initial de 10 000 euros par salle est toutefois nécessaire.

« Cette technique a déjà fait ses preuves en Grande-Bretagne », insiste Marie-Jeanne Gomet, la responsable du Cinespace. « Beauvais étant une des villes pilotes dans le cadre de l’année 2003 du handicap, nous avons tout de suite été tentés par l’expérience. » Les sourds et malentendants n’auront qu’à se faire connaître à la caisse pour que l’on lance le cédérom de sous-titrage. Les autres y trouveront aussi un avantage lorsque les dialogues sont très rapides. Selon Nathalie Gantillois, « entre les sourds de naissance et les personnes qui perdent l’ouïe en vieillissant, il y a en France 6 millions de personnes ayant un problème d’audition ».

Source : Le Figaro
Beauvais : Béatrice Pujebet

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