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10 ans après le vote de la loi du 11 février 2005, il faut encore avancer ...

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10 ans après le vote de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, il faut encore avancer.

J’ai été interviewée par une journaliste la semaine dernière. L’article vient de paraitre sur le site de Jean-Marc Morandini sous le titre suivant : Enquête : Les sourds en colère contre sous-titrages à la télé qualifiés de « véritable calvaire » et sur le site de l’Express : « Les sous-titrages à la télé, un « calvaire » pour les sourds »

"Décalages, erreurs de retranscription, voire absence de sous-titrage.
La couverture des attentats de janvier sur certaines chaînes a exacerbé chez les sourds le sentiment d’exclusion, malgré les efforts de la TV ces dernières années.
Les éditions spéciales sur les chaînes d’information en continu « ont été un vrai calvaire », synthétise Sophie Drouvroy, qui est sourde."

Il est toujours bon de rappeler la situation du sous-titrage en France, car ce qui était un progrès il y a 10 ans comportait des failles.

Uniquement les 6 chaînes historiques de télévision, la prise en compte tardive de la TNT, la négociation sur les chaines d’informations (qui a plutôt joué en notre défaveur) et la totale absence de prise en compte de l’internet (web, télévision de rattrapage, tablettes, mobiles ... ).

10 ans plus tard, sans obligation légale, nous avons déjà du mal à faire valoir la qualité du sous-titrage et nous voyons pour l’instant aucun progrès à venir.

J’ai donné mon ressenti en terme de téléspectatrice sourde, je pense qu’il y a plein de bonnes volontés chez les professionnels mais que souvent tout se résume à un problème de moyens, ou de priorités.
Nous savons depuis longtemps que les progrès technologiques permettent de faire beaucoup de choses par contre nous ne voyons pas encore leur utilisation pour le grand public. Combien d’expérimentations vont-elles encore se faire (par exemple : celle du journal en LSF aux heures de grande écoute sur internet) avant d’avoir un vrai service permanent et durable ?

Pour finir, il existe des bonnes surprises comme l’initiative de l’Association des Agences Conseil en Communication qui allant plus loin que la loi a encouragé ses adhérents à sous-titrer leurs publicités, ou encore, lorsque j’ai découvert le service Netflix qui nous propose des films français sous-titrés en français, étonnant pour un diffuseur américain qui fait mieux que les services français tels que CanalPlay, etc ... qui ne proposent que les versions originales et donc pas de films français sous-titrés.

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