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Dead Like Me

Télévision

Carte d’identité

- Genre : Série dramatique
- Format : 42 minutes
- Statut : Arrêtée en 2004 après 2 saisons et 29 épisodes
- Horaire : Reportez-vous au site Allocine.com/series
- Site officiel : Deadlikeme.tv
- Site du diffuseur original : Showtime
- Sites des diffuseurs français : Jimmy, France 4

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Image Deadlikeme1.free.fr

L’histoire

George Lass est une adolescente boudeuse de 18 ans. Sans objectif, elle traîne dans la vie avec une philosophie toute personnelle : « Moi, je me fous de tout. S’intéresser, c’est nourrir des espoirs. Espoirs trop souvent déçus. Mieux vaut donc se désintéresser de tout. CQFD. Je me fiche aussi d’être une fille bien ou pas. Dans tous les cas, on l’a dans l’os. Les méchants sont punis par la société. Et les bons par la fatalité. Bonjour le dilemme. Pas facile d’aborder l’âge adulte sans savoir qui on est, quelles sont ses envies, à supposer qu’on en ait. Ca prend vraiment la tête, je vous le dis. »

Le comportement de George plombe l’ambiance familiale. Soudain la lunette des toilettes de la station MIR qui rentrait dans l’atmosphère tombe et l’écrase. George meurt sur le coup.

Elle qui ne croyait pas en l’existence de Dieu va découvrir qu’il existe une vie après la mort. Elle rejoint une équipe de Faucheurs, celle du Pacifique Nord-Ouest, dirigée par Ruben. C’est lui qui reçoit la liste des décès du jour qu’il répartit entre les faucheurs. Leur rôle consiste, selon les termes de Betty, à servir "de passeurs aux âmes désincarnées. Une fois délestées de leurs corps, elles nous sont confiées jusqu’à leur destination".

Une série embaumée d’humour noir de grande qualité.

Casting

- Ellen Muth (George Lass)
- Mandy Patinkin (Rube)
- Rebecca Gayheart (Betty)
- Callum Blue (Mason)
- Jasmine Guy (Roxy)
- Laura Harris (Daisy Adair)
- Cynthia Stevenson (Joy Lass)
- Britt McKillip (Reggie Lass)
- Greg Kean (Clancy Lass)

Interview

Interview exclusive de Ellen Muth par Adam Swiderski pour le magazine UGO

UGO : Le métier d’actrice vous intéresse depuis votre plus jeune âge ! Qu’est-ce qui vous différencie de George, l’héroïne de la série ? Vu votre extraordinaire parcours professionnel, on vous imagine mal éprouvant des difficultés à trouver votre place dans la société. Comment avez-vous fait pour vous mettre
dans la peau de cette jeune fille totalement perdue ?
Ellen Muth : Ce qui est marrant c’est que j’ai décidé de devenir actrice toute seule, mes parents étaient totalement contre cette idée. C’est cependant grâce à un ami acteur de mon père que j’ai pu rentrer dans ce milieu. Mon père, au départ, m’a aidé financièrement à condition que je lui rembourse tout dès que je commence à gagner ma vie. Ma mère était terrifiée, elle craignait pour mon bien-être personnel. Pour elle, le monde du cinéma, c’est comme la loterie, il n’y a qu’une personne sur un million qui a la chance de percer. Cinq mois plus tard, je faisais mes débuts dans le film « Dolores Clairbone ». J’imagine que ma différence avec George réside dans le fait que, contrairement à elle, j’ai trouvé ma voie, une passion qui me motive. Cependant on a toutes les deux peu confiance en nous mais je crois que George n’en est pas vraiment consciente. Et j’ai toujours ce sentiment, comme elle, de n’avoir rien accompli dans ma vie, de ne rien construire. J’arrive à comprendre le personnage de George qui ne sachant où aller ne fait pas grand-chose (...) Je connais des tas de gens qui, à 30 ans passés, ne savent toujours pas ce qu’ils veulent faire et qui trouvent ça dramatique... Mais la plupart des gens sont ainsi de nos jours !

UGO : Comment faites-vous dans la série pour ne pas tomber dans le stéréotype hollywoodien de l’ado qui ne fout rien ?
EM : C’est vrai qu’il existe beaucoup de clichés à ce sujet. On a dans la tête l’image de l’ado qui glande beaucoup, qui ne se lave pas souvent les cheveux, qui s’habille un peu grunge. C’est vrai que George est un peu sale, mais ce n’est pas sa faute ( rires ), elle n’a pas d’argent. Mais elle essaie, c’est comme quand elle refuse de piquer l’argent des morts. Et ça c’est une grande chose. Elle préfère travailler dans un truc qu’elle n’aime pas plutôt que de faire quelque chose que moralement elle condamne. Callum Blue, le personnage de Mason n’est pas un paresseux dans le sens où il travaille dur comme faucheur mais il ne se pose pas de problèmes d’ordre moral. A vrai dire, il n’a aucune éthique. Il pique l’argent des
morts ! De la même façon que George préfère travailler pour gagner sa vie, elle éprouve au départ des scrupules à saisir les âmes. Mais elle se rendra rapidement compte que ne pas les sauver est bien plus problématique que ce qu’elle pensait.

UGO : Ce qui est intéressant dans la série, notamment quand on regarde l’épisode pilote, c’est qu’il y a une idée de prédestination. C’est à dire que quand notre heure a sonné , il ne sert à rien de vouloir rester davantage, c’est même mauvais. Est-ce que vous croyez au destin ?
EM : On m’a souvent posé la question et je n’ai pas vraiment de réponse dans la mesure où j’ai toujours beaucoup pensé à la mort. La mort a toujours été ma préoccupation principale dans la vie compte tenu du fait que j’ai perdu un de mes parents très tôt. Tous les soirs, je me couchais avec la peur qu’un de mes
parents meure. Mon père était malade, tous les matins il se levait en suffoquant, j’étais persuadé qu’il mourrait du fait qu’il fumait, du coup je pensais « mon père a un cancer des poumons, il va mourir maintenant ». Je me couchais toujours très angoissée mais en réalité je pensais à moi, à ce que je deviendrais sans eux, pas à s’il y avait une vie après la mort. J’ai pensé à des trucs comme le suicide par exemple... J’ai toujours cru que la vie après la mort est le reflet de votre état d’esprit quand vous mourez. J’ai lu que des gens ayant fait une tentative de suicide et ayant frôlé la mort de près n’y avaient vu que du noir, des choses horribles et ressenti des sensations très désagréables. Du coup, ils ne veulent plus se tuer car ils réalisent que la terre est le meilleur endroit où être. D’autres gens, en revanche, bien dans leur tête ont vu de la lumière, des génies. Je pense vraiment que la mort dépend de ce qu’il y a dans notre tête.

UGO : Mais qu’en est-il de cette idée que les gens disposent d’un temps limité ? C’est tout de même une des idées conductrices de l’épisode pilote...
EM : Je ne suis pas très sûre de ce que je pense de ça... C’est comme dans la chanson d’Alanis Morissette, vous savez, quand vous vous trouvez au mauvais endroit au mauvais moment. Mais je ne sais pas si y croire vraiment ou pas, je pense qu’il n’existe pas de réponse. Mais oui, je pense que c’est vrai : si vous devez mourir, vous mourrez. Et des fois on creuse sa propre tombe comme lorsque vous fumez...Mais vous continuez de le faire, malgré les risques...

UGO : C’est cool d’être sur une chaîne câblée et de dire un peu ce que vous voulez ?
EM : Oui, c’est vraiment génial car j’ai un côté très bizarre, j’utilise plein d’expressions qui font rigoler les gens, ils se demandent d’où ça vient et je suis incapable de répondre, ça fait partie de mon cerveau. De temps en temps je les utilise à l’écran, certains réalisateurs me disent « il faut faire comme dans le script sinon on va devoir passer de nombreux coups de fil et bla, bla, bla », d’autres, en revanche, me disent « on adore ». Mais c’est vrai que c’est génial de pouvoir faire ce que l’on veut sans se soucier de rien. Vous savez, avant j’ai fait de la télé et là vous devez faire attention à tout, même le mot « enceinte » ne passe pas. Faut tout contrôler à commencer par les sujets que vous voulez aborder...

DVD sous-titrés

- Saison 1
- Saison 2

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