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L’oeil et la main : Intégrer mais pas désintégrer

Télévision

Thématique : »Les grandes peurs des sourds. »

Film d’Alice Diop.
Diffusion le 13 novembre.
Rediffusion le 18 novembre

Depuis quelques mois, Olivier et sa femme vivent dans les cartons en attendant leur déménagement à Toulouse. Pour le moment leurs deux enfants sont déjà partis dans le ville rose et vont à l’école où on leur propose un enseignement en langue des signe de qualité.Car Olivier et sa femme estime qu’à Paris cela n’existe pas .

Cyril, a un petit garçon sourd, Léandre, de 3 ans. Il est intégré dans une classe entendante avec deux institutrices une qui signe, l’autre non. Mais l’auxiliaire de vie censée aider les institutrices dans leur travail n’est toujours pas arrivée depuis la rentrée. L’organisation mis en place se trouve en danger.

Benjamin a 18 ans, il suit sa scolarité dans un lycée parisien. Ils sont 5 sourds à être intégrés dans des classes où la majorité des élèves entendent. Benjamin se sent isolé...

C’est à travers ces trois personnages que nous allons parler de l’une des plus grande peur des sourds : celle d’être exclu, isolé. Cette peur nous en parlons à travers l’intégration scolaire. Nos protagonistes s’interrogent également sur le type d’enseignement proposé à leurs enfants ou dans le cas de Benjamin, qu’ils reçoivent. Est il de qualité ? Tient on assez compte des particularismes et des besoins de chacun ? Y a t’il assez de moyen (matériel et humain)pour que l’intégration se passe bien ?

Pour une majorité de sourds l’intégration n’est pas un problème, mais elle ne doit pas être faite n’importe comment.

1 Commentaire

  • Mme et M. Daniel LESOBRE parents de Sylvie, Serge et Gilles
    13 novembre 2004

    Nous sommes parents entendants de 3 enfants sourds devenus adultes et parents eux-mêmes. Nous venons de regarder et enregistrer l’Oeil et la Main comme chaque samedi quand cela est possible, et nous constatons que rien a changé depuis plus de 40 ans concernant l’intégration des enfants sourds, notamment à Paris et en région parisienne, où il est sacandaleux qu’aucune structure d’accueil valable n’existe...
    En effet notre fille aînée,sourde profonde a dû interrompre ses études commerciales à Asnières au niveau du C.A.P., rien d’autre n’étant proposé en juin 1975...Elle est donc entrée dans la vie active en septembre 1975, ceci grâce à un membre de notre famille qui est intervenu auprès de sa Direction. Nous avions encore nos deux fils de scolarisés à Asnières, l’un a obtenu son C.A.P. d’ajusteur mécanicien et ne désirait pas contin uer ses études...Il est également entré dans la vie active dès septembre 1978 grâce aux relations de son papa..Notre deuxième fils, le cadet des trois, désirait devenir dessinateur indistriel...Là a commencé la galère car la direction pédagogiqued’Asnières, côté garçons, de l’époque nous affirmait que « les sourds n’étaient pas capables d’accéder à de telles études trop compliquées pour eux ! »...Alors qu’après renseignements pris , cette option Dessin Industriel existait notamment dans le privé à Orléans ou à Metz à l’INJS...On lui a même refusé de passer son C.A.P. d’ajusteur mécanicien en 3 ans au lieu de 4 ! Il est donc entré à Orléans et a obtenu son C.A.P. de dessin industriel en 1 an au lieu de 2, ceci grâce à des professeurs sourds !...Comme il désirait aller plus loin dans ses études, il est entré à l’INJS de Cognin en Internat bien sûr, où on lui a proposé l’intégration au Lycée Monge de Chambéry avec 2 de ses camarades sourds comme lui. La classe de seconde ne s’est pas trop mal passée grâce aux professeurs de Cognin qui reprenaient les cours ...Mais la seconde année, en classe de 1ère,tout a changé, les professeurs de Monge étant probablement moins motivés qu’en classe de seconde...Cela a été une catastrophe et il a dû réintégrer Cognin avec ses camarades sourds où il a obtenu le diplôme équivalent au Bac Pro de Dessin Industriel...Il est entré dans le monde du travail avec son diplôme, dans un premier temps grâce encore une fois aux relations de son papa, puis a réussi son examen d’entrée au Gaz de France où il est toujours employé...Nous déplorons qu’en 2004, il n’y a pas eu grand chose de réalisé pour nos enfants sourds pour faciliter leur accès à l’éducation primaire, secondaire et professionn elle par l’Education Nationale...N’oubliez pas d’envoyer la cassette de ce jour au Ministre concerné et à ses adjoints...En espérant que quelqu’un finira par se réveiller !..Bien amicalement vôtres.

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