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Aux sous-titres citoyens !

Internet

Ces derniers jours, il y a eu un buzz important sur twitter au sujet de la vidéo de Christiane Taubira par rapport au projet de loi pour le mariage pour tous.

Le seul enjeu aujourd’hui est le facteur temps car sur internet tout va très vite.
L’actualité va très vite, les vidéos ne restent plus aussi longtemps en ligne.
Les temps ont changé, il y a désormais davantage plus de vidéos éphémères sur le web. La vidéo s’est démocratisée, seulement le sous-titrage lui ne suit pas la quantité
exponentielle des vidéos sur le web.

Les vidéos de l’Assemblée nationale sont mises le lendemain en ligne, une fois la séance terminée par exemple. Il n’y a pas 24h de traitement entre le tournage, le montage, le découpage, et la mise en ligne.

J’ai testé une nouvelle façon de procéder à la réalisation du sous-titrage.

La procédure que j’ai utilisée et qui pourrait être désormais le départ d’un sous-titrage notamment lors de petites interventions ponctuelles voire historiques.

C’est simple, rapide. Promis !

J’ai tout d’abord récupéré la vidéo qui est en accès publique sur le site de l’Assemblée nationale, chargée sur un compte youtube. Il faut compter un petit délai de traitement de la vidéo.

Pendant ce temps, rechercher la retranscription écrite validée par l’Assemblée nationale.
La lire une fois.
Commencer à regarder la vidéo avec le sous-titrage automatique et commencer à corriger au fur et à mesure avec le texte de la retranscription qui n’est pas toujours exact à ce qui est dit oralement.

La technique existe, il suffit de la connaître, de la mettre en application.
Il faut un soupçon de bonne volonté, savoir qu’il y a 10% de la population française qui n’entend pas.
Savoir que votre sous-titrage vous servira aussi pour votre référencement. Car le moteur de recherche est aveugle, il se sert des textes pour s’y retrouver.
Savoir que cela peut servir à d’autres personnes valides, situées dans des lieux bruyants, ou en open-space.
Savoir qu’un sous-titrage peut être une base de travail pour une transcription pour les personnes aveugles et malvoyantes...

Un sous-titrage effectué par un valide mettrait beaucoup moins de temps que moi, soit environ trois fois moins. Je suis sourde de naissance, je comprends pas toujours, selon les personnes.

Démontrer que dans un exemple professionnel, le mien en l’occurrence, que cela peut être utile dans l’accomplissement de ma fonction, que cela peut servir à d’autres.

Dans ma mission actuelle de chargée de communication numérique d’Élisabeth Pochon, j’ai pour but de promouvoir l’accessibilité. J’ai voulu montrer que « liberté, égalité, fraternité » était valable partout.
Qu’il n’y avait pas de raison de dire qu’il y avait pas les moyens financiers, techniques, et autres excuses qui sont tout aussi récurrentes. J’ai voulu vous montrer avec l’accord de mon employeur, que c’était possible.

La frustration est parfois grande, car je n’ai pas accès aux informations en temps réel à l’ère de l’internet d’aujourd’hui où tout est quasiment instantané.
J’ai bien souvent les informations un peu en décalage par rapport aux autres collaborateurs de l’Assemblée nationale.
Je reste tributaire des informations qui sont diffusées par écrit pour pouvoir faire mon travail dans de bonnes conditions. :)

Le sous-titrage c’est ma devise républicaine : liberté de travailler, égalité avec mes collègues, fraternité grâce à l’inclusion dans la société.

Aux sous-titres citoyens !

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